The Foundation for Constitutional Democracy

10-Nov-2004

GUID’ON KATZAV

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FRONT DE SAUVEGARDE D’’’ERETZ ISRAEL
Vos amis méritent de le découvrir.

Bulletin N°168. Diffusez le !
10 Novembre 2004

nous écrit :

G.K. : Dans votre opinion « La menace nous voilà ! » publiée sur le site Arutz 7 vous écrivez :

Dans « La Septième guerre », le livre des journalistes Avi Yssacharov de Kol Israël et Amos Harel du Haaretz, basé sur des enquêtes objectives et des interviews des terroristes du Hamas qui se trouvent à Gaza ou dans les prisons israéliennes, les auteurs soulignent qu’’’une opposition souvent haineuse de la politique d’’’Ariel Sharon a divisé l’’’opinion publique israélienne et constitué un feu vert pour le Hamas.

Vous vouliez certainement écrire :

Les auteurs soulignent qu’’’une opposition souvent haineuse à la politique d’Ariel Sharon a divisé l’’’opinion publique israélienne et constitué un feu vert pour le Hamas !

J.M.M. : Oui et j’espère que les lecteurs avaient rectifié d’eux-mêmes.

G.K. : Dans votre adaptation française de l’’’article du Professeur Paul Eidelberg, « Si, Monsieur le Premier Ministre, le pluralisme est le propre du corps législatif, pas de l’’’exécutif, » parue dans le Lien Diaspora n° 235 on apprend que la société israélienne ne sortira de ses troubles actuels que si le pouvoir est rendu au peuple…

J.M.M. : Le Professeur Eidelberg prône le scrutin uninominal majoritaire à un ou deux tours dans le cadre de circonscriptions - sur un fondement, par nature, local—ce qui rendra les députés de la Knesset révocables par le peuple alors qu’’’actuellement ceux figurant en tête des listes électorales des partis sont assurés de leur réélection quels que fussent les malheurs qu’’’ils aient attirés sur la Nation.

Dès lors les partis les mieux implantés territorialement seront favorisés.

C’’’est la seule façon d’assurer pleinement la légitimité du vainqueur d’’’une élection.

G.K. : …Et vous concluez :

« Il est donc nécessaire d’’’instituer des élections régionales ou par circonscriptions.

Un système reposant sur l’’’équilibre des pouvoirs en résultera, pour la première fois en Israël.

Excellente idée oui ?

Mais comment obligerez-vous les froussards de la Knesset à voter pour le Colonel Sanders ? »

Je doute que tous vos lecteurs en France soient informés ou connaissent le Colonel Harland Sanders.

J.M.M. : Voilà donc son histoire :

Le Colonel Harland Sanders est devenu un personnage mondialement connu pour avoir commercialisé ses poulets frits Kentucky (Kentucky Fried Chicken).

Né en 1890, il a perdu prématurément son père à l’’’âge de six ans et a très tôt dû s’’’occuper de son frère et de sa sœur plus jeunes que lui.

Il s’’’occupait du ménage et sa mère lui avait appris à cuisiner, notamment le poulet frit…

Après avoir exercé les métiers de commis de ferme, de chauffeur, de pompier dans une société de chemin de fer, il a finalement tenu une station service où il préparait les bonnes recettes de sa mère pour les chauffeurs. Le succès fût considérable et il ouvrit un restaurant non loin de là. Sa spécialité était toujours le poulet frit avec des assaisonnement originaux composés de 11 herbes et épices.

En 1935 à l’âge de 45 ans, Sanders fût élevé au grade de Colonel Kentucky par le gouverneur Ruby Laffoon, subjugué par son art culinaire.

Après la construction d’’’une autoroute lui ayant pris l’’’essentiel de sa clientèle, le Colonel vit son affaire péricliter. Il ferma le restaurant et se retira avec une pension de 105 dollars par mois.

Lorsqu’’’il reçut son premier versement, il décida qu’’’il n’’’allait pas passer son temps dans un fauteuil à bascule et attendre les retraites gouvernementales.

Il convainquit des personnes à investir dans sa délicieuse recette de poulet frit et … Kentucky Fried Chicken était né.

L’’’aspect le plus curieux de la vie du Colonel Sanders, et que l’’’Histoire a retenu, est justement le fait qu’à l’’’âge de 65 ans, ruiné, il ne voulu pas se contenter du chèque mensuel de 105 dollars que lui versait sa caisse de retraite. Il avait décidé qu’’’il n’’’allait pas se tourner les pouces et vivre docilement aux crochets du gouvernement : il décida de prendre l’’’initiative, et le succès suivi.

Le Professeur Eidelberg sait que les députés à la Knesset rechignent toujours à se présenter devant les électeurs. Ah, « leur chèque de 105 dollars » !

Comme il s’agissait d’’’une adaptation et non d’une traduction, j’aurais pu écrire :

«Bien sûr il faut un scrutin uninominal majoritaire à un ou deux tours dans le cadre de circonscriptions locales.

Mais pensez-vous que les froussards de la Knesset veuillent se faire harakiri ?

G.K. : Le Rédacteur en chef d’Actualité Juive (n° 862) se félicite de la démocratie israélienne puisque la Knesset a pu voter majoritairement le désengagement de Gaza et de Samarie.

Lorsque l’’’on sait que les députés sont les obligés - éligibles ou révocables - de leurs chefs de partis, on doit pourtant reconnaître les limites du système législatif israélien.

J.M.M. : Vous avez raison, le Professeur Eidelberg insiste : seules des élections par circonscriptions rendront les députés responsables devant leurs électeurs qui ne pourront plus être trahis régulièrement par leurs élus…

G.K. : Le même journaliste regrette que sept députés arabes à la Knesset n’aient pas participé au scrutin engageant l’’’avenir de l’’’Etat d’’’Israël, absents de la Knesset.

Qu’’’en pensez-vous ?

J.M.M. : L’attitude de ces sept députés arabes rend encore justice aux efforts du Professeur Paul Eidelberg pour assainir la vie politique en Israël.

- Le Professeur Eidelberg préconise un système bi-caméral :

· Une « Assemblée Nationale », la Knesset, réservée aux députés juifs, qui décide de la politique sécuritaire, de la politique étrangère et de l’’’avenir de l’’’Etat juif.
· Un « Sénat », une Chambre Haute, – émanation de tous les citoyens israéliens – qui décide des lois sociales et économiques, du vivre ensemble et du respect de la Constitution.

En choisissant d’’’être absents de l’’’hémicycle lors du scrutin décisif, ces députés arabes ont apporté la meilleure preuve de la lucidité du Professeur Eidelberg et de la faisabilité de ce projet.

G.K. : Dans la dernière livraison d’’’Actualité Juive (n°863 du 4.11.2004) J.B. écrit :

« Les deux députés du parti Ra’’am se sont déclarés d’emblée en faveur du plan de désengagement tandis que ceux de Hadasch-Taal et Bala’’ad (6 sièges chacun) annonçaient leur intention de voter contre un projet préparé sans concertation avec les Palestiniens et présenté par Ariel Sharon, un personnage honni des Arabes.

Ces résolutions n’’’ont pas résisté aux pressions exercées notamment par les Travaillistes. Si bien que les Parlementaires de Hadasch-Taal et Bala’’ad se sont finalement abstenus ».

J.M.M. : Ce qui vaut pour les députés juifs, vaut pour les députés arabes : seul le scrutin uninominal majoritaire à un ou deux tours dans le cadre de circonscriptions locales évitera aux électeurs d’être trahis.

Merci Guid’on Katzav pour votre lecture attentive de nos bulletins.

Je profite de vos questions pour « rattraper le temps perdu » et vous livrer le début de la lettre de Barry Chamish du 24 octobre

Il répondait par avance, et avant le scrutin, à vos questions :

L’’’ATMOSPHERE EN ISRAEL AUJOURD’’’HUI

http://www.barrychamish.com

Le 26 Octobre la Knesset décidera du sort de Gaza… pense-t-elle.

Après que le retrait ait été repoussé à deux reprises par son propre parti, Sharon va essayer de faire passer son plan même s’’’’il doit triompher des lointains vestiges de la légitimité démocratique.

La différence sera le vote des 14 députés arabes, ce qui signifie que les ennemis du pays détermineront le sort de Gaza. (N.d.T : le Professeur Eidelberg insiste pour que ce ne soient que des députés juifs qui soient responsables de l’’’’avenir de l’Etat d’Israël en tant qu’’’’Etat juif).

Sharon rejette l’’’’idée d’un référendum national sur le retrait et je suis heureux.

Ceci nous évite d’avoir à subir le matraquage des médias du sionisme travailliste lorsqu’ils bombardent le public de violentes séquences à l’encontre des habitants des implantations.

Et cela nous évite des attaques venimeuses destinées à salir et à calomnier les religieux, la Droite et quiconque ne supporte pas l’’’’idée du désengagement.

Une des attaques pourrait être la répétition du meurtre de Rabin mais cette fois la victime serait Sharon.

Le changement d’’’’atmosphère du libéralisme de façade à un vrai fascisme est quasi total.

Un exemple : j’ai un excellent outil de marketing. Je vends mes livres lors de manifestations politiques appropriées. Cela marche chaque fois très bien et les médias et le Shabak la plupart du temps m’ignorent.

Cette année Channel One a filmé les documents sur mon stand jusqu’’’’à ce que je les menace d’’’’appeler la police. Après et pour le reste de la conférence j’’’’avais un agent du Shabak assis à côté du moi perturbant la vente de mes livres jusqu’’’’à ce que je lui dise « la ferme ! ».

Et le « service » me photographia toute la soirée.

La prochaine fois je prendrai un appareil photo pour m’en servir. Puis je publierai les photos des espions parmi nous.

C’’’’ETAIT ENCORE UNE FOIS LA SEMAINE RABIN Z”’L

Cette semaine « Rabin » 2004 a été la plus intense depuis des années, avec toutes ses cérémonies et ses mensonges utilisés pour renforcer la campagne destinée à expulser les Juifs du Goush Katif.

J’’’’avais été invité à participer à une manifestation populaire de jeunes appelée Exit.

Les organisateurs avaient été très sympathiques avec moi. Mais comme je les avais prévenus, j’ai été empêché d’’’’y participer. :

Deux jours avant l’’’’émission, Channel 10, m’a interdit d’’’’antenne.

Mais la même nuit, jour du souvenir de Rabin selon le calendrier hébraïque, le 27 octobre, un journaliste populaire Shmulik Tayar m’’’’a invité à son radio show tout aussi populaire.

Un représentant du Centre Rabin pour la Paix et dix jeunes adolescents de mouvements de jeunesse de gauche nous rejoignirent.

J’’’’ai pu développer toute ma version des évènements et en toute honnêteté je les ai convaincus. J’’’’ai dû être bon mais j’’’’ai été lapidé dans la presse juive le lendemain.

Samedi le grand mouvement de commémoration de Rabin s’’’’est tenu à Tel Aviv avec tout un ensemble de has-beens. Mais le plus important est de savoir qui n’’’’y était pas :

Gal-On annule sa participation à la Commémoration de Rabin
16h15, 24 Octobre 2004 / 9 Cheshavan 5765

(IsraëlNN.com) La députée de la Knesset Zahava Gal-On (du mouvement Yahad) a adressé une lettre aux responsables du Centre Rabin les informant qu’elle n’’’’assisterait pas à l’’’’évènement principal de cette semaine commémorant le 9ème anniversaire de l’assassinat de Y. Rabin.

Gal-On, en colère, a déclaré à la radio Galei Tzahal qu’elle n’’’’’acceptait pas que les discours politiques soient bannis de la commémoration car « l’’’’’assassinat était un meurtre politique et ceci de doit pas être nié ».

Gal-On reproche à Dalia Rabin de ne pas permettre au chef de l’’’’’opposition Shimon Peres de faire un discours à cette commémoration et insiste pour que les réalités politiques qui entourent le meurtre de Rabin soient soulignées et ne soient pas ignorées.

C’est vrai. Dahlia, la fille de Rabin, n’a pas permis à Shimon Peres de prononcer un discours lors de la commémoration. Il n’’’’’a même pas été invité…

Et a dû rapidement organiser sa propre manifestation du souvenir avec des jeunes venant des mouvements sionistes travaillistes.

La famille Rabin sait trop bien que Shimon Peres a organisé le meurtre d’Yitzhak Rabin z”’l et il est à présent persona non grata à leurs commémorations…

Mercredi le 3 novembre, nous avions donc organisé notre propre commémoration de la « Vérité cachée ».

Le comité d’organisation comportait :

M. Yoni Ariel, éditeur, Ma’ariv International
Professeur Michael Harseger
Dr Ephraïm Rausch

Avec :
M. Ya’akov Werker, C.P.A, président de la Commission Publique pour l’’Assassinat de Rabin, membre du Comité Central du Likoud,

Dr David Chayen, chef du service de Chirurgie Vasculaire à l’’hôpital Kaplan
M. Adir Zik, éditorialiste,
Dr Uri Milstein, auteur de « Dossier Rabin » (The Rabin File)
Professeur Hillel Weiss de l’’Université Bar-Ilan

A très bientôt pour les meilleurs moments de cette grande manifestation.

Et toujours mes livres : Who Murdered Yitzhak Rabin (Qui a tué Yitzhak Rabin), Israel Betrayed (Israël trahi), The Last Days of Israel (Les derniers jours d’ Israël) et Save Israel (Sauvez Israël), ainsi que mes vidéos et CD, “Les sales secrets d’’Oslo” et “Qui a tué Yitzhak Rabin ?”

Mon nouveau livre Shabtai Tzvi, Labor Zionism and the Holocaust (Sabbataï Tzvi, le sionisme travailliste et la Shoa) se vend déjà très bien.

Vous pouvez commander le livre et le CD de 90 minutes pour 30 dollars.

Ecrivez-moi à chamish@netvision.net.il

Barry Chamish
Traduction: Docteur Jean-Marc METZGER