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19-Nov-2004

QU’EST-CE QU’’UN JUIF ?

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FRONT DE SAUVEGARDE D’’’ERETZ ISRAEL
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Bulletin N°170. Diffusez le !
19 Novembre 2004

Par Paul EIDELBERG

Le problème « Qui est Juif ? » est de faible importance par rapport à la question essentielle « Qu’est-ce qu’’’un Juif ? ».

Je mentionnerai donc les caractéristiques qui me paraissent les plus significatives :

La première : le Juif questionne la Thora pour tout ce qui concerne la pensée, l’’’action ou les émotions, et il règle chaque facette de sa vie selon les lois de la Halacha. S’’’il n’’’est pas instruit dans la Halacha, il consulte son rabbin et s’en remet à son jugement. Et chaque rabbin à un rabbin…

Soulignons qu’’’Aristote, le successeur de Theophraste au Lyceum, se réfère aux Juifs en tant que « nation de philosophes qui sont toujours en relation avec la divinité », c’est-à-dire étudiant la Thora :

Quand les Juifs de la Thora ont un problème ou une controverse, ils cherchent la solution dans la Gemara. En d’autres termes, ils se réfèrent au Talmud ou aux œuvres des grands décisionnaires comme le Mishna Torah de Maimonide, le Choul’han Arou’h de Joseph Karo ; ou à des grands maîtres contemporains modernes comme le Gaon de Vilna, le Rav de Briska et le Hafetz Haïm. Et s’’’ils n’’’arrivent pas à résoudre le problème eux-mêmes, ils vont consulter un décisionnaire reconnu tout comme on consulterait un éminent médecin.

Les controverses entre juifs de la Thora ne sont jamais « personnelles » au sens propre. Les Sages de la Thora usent parfois d’’’un langage décapant et la politesse n’’’est pas nécessairement le mot ultime dans les controverses de la Thora…

Parce que trop de politesse peut nuire à la Vérité :

Beaucoup de gens « trop polis » respectent vos sentiments d’’avantage que votre intelligence. Leur politesse peut dissimuler une attitude laxiste face à la vérité, un manque d’’’intérêt véritable pour l’autre personne ou à une peur lâche de le mécontenter.

Ceci n’’’est pas dit pour défendre la grossièreté. Mais le but de la controverse dans la Thora est la Vérité, pas des émotions sereines.

« Rabbi Shimon ben Gamliel a dit : Le monde est établi sur trois principes : la vérité, la justice et la paix » (Avot 1 :18). L’ordre a toute son importance : la vérité est le pré-requis de la justice et de la vraie paix. Il n’’’est pas nécessaire d’ajouter, bien sûr, que la vérité peut être dure à dire : elle peut intimider et aliéner.

« R. Eliezer dit : réchauffez-vous au feu des savants mais méfiez-vous de leurs charbons ardents (traitez-les avec respect) sinon vous vous brûlerez, car la morsure des savants est douloureuse comme celle d’’’un renard, leur piqûre est plus mortelle que celle d’’’un scorpion, leur sifflement est comme celui d’’’un serpent et tous leurs mots sont comme des braises (et il faut y prendre garde) » (ibid., 2 :15).

La Vérité imprègne toute la vie : c’’’est la base de la réflexion des Sages et des Prophètes.

Et l’’’intégrité intellectuelle et le mérite des Juifs, la solidarité et la survie du peuple juif en dépendent.

Ce n’’est qu’’’en construisant sa vie en fonction des lois de la Thora que le Juif atteint la plus grande liberté raisonnable d’un côté, la perfection individuelle et sociale de l’’’autre.

Seconde caractéristique du Juif : il met en relation l’’’histoire des nations avec l’’’histoire et la fonction universelle du peuple juif. Il considère les lois et les pratiques des autres peuples par rapport aux lois et aux enseignements de la Thora.

Cela veut dire que le Juif ne regarde pas simplement la philosophie comme vraie ou fausse, il ne considère pas toute action —– quelle soit individuelle ou celle d’’’une nation — comme simplement bonne ou mauvaise.

Il considère le bien (ou le mal fondé) des idées et la qualité (ou la perversité) des actions selon le standard absolu de la Thora.

Depuis que le Juif sait que l’’–Homme propose et que D. dispose, il considère les multiples idées et actions de l’’–Humanité à l’aune de la seule nation qui possède une Histoire Universelle : Israël.

Ceci est magnifiquement expliqué par l’’histoire de Joseph et de ses frères, une histoire dont les applications ne sont comprises que par les décisionnaires juifs.

En d’’autres termes, pour comprendre le rôle historique des pensées et des actions des nations environnantes, il faut être pénétré du rôle historique universel du Juif.

Le mot « Juif » trouve son étymologie dans Juda (Yehoudah) qui signifie « il exaltera ».

Dans ce seul nom est inclus le rôle historique universel du Juif.

« J’ai créé ce peuple pour qu’il relate Ma foi » (Isaïe 43 :21) – ce qui signifie la présence de l’’infinie sagesse, du pouvoir et de la grâce de Dieu dans chaque domaine de l’’existence.

Hélas, rien n’est plus éloigné de la pensée des Juifs qui contrôlent l’’Etat d’Israël aujourd’’hui.

Voilà pourquoi le gouvernement d’’Israël est devenu si timoré et l’’existence propre d’Israël si précaire.

Professeur Paul EIDELBERG
Traduction : Docteur Jean-Marc METZGER